L’avènement
d’Internet a changé notre façon de communiquer et il influence
désormais notre façon de vivre. Jean Lohisse affirme que « la
vitesse de l’information a mis à mal la lenteur nécessaire à
la communication »[48]; il est indéniable que la rapidité à laquelle le cyberespace nous
habitue se répercute sur la vie courante, et plus particulièrement
sur la spiritualité.
Pourtant,
cette rapidité semble être en opposition avec la méditation
nécessaire à un complet épanouissement spirituel. Les craintes
du Vatican à ce propos
« De
plus, Internet redéfinit de façon radicale le rapport psychologique
d’une personne au temps et à l’espace. […] l’encouragement
à approfondir la pensée et la réflexion peuvent manquer. »[49]
sont
corroborées par Etienne Pillonnel. En effet, les leçons de catéchisme
qu’il donne au sein de la paroisse lui ont démontré qu’il est
difficile d’inviter à la réflexion les jeunes (qui se plaignent
par ailleurs de l’excessive longueur de la Messe) ; selon
l’assistant pastoral, « il faut trouver des solutions,
suivre la société ».
La
religion catholique doit-elle adopter une politique de la modernisation ?
Nous avons pu observer deux tendances différentes : d’une
part, les sites d’évangélisation qui proposent une approche
ultra-moderne et d’autre part les sites paroissiaux qui restent
dans un domaine relativement traditionnel. Face à ces réalités,
le Vatican présente une position modérée et incite à « utiliser
de manière raisonnable les méthodes modernes »[50]:
ce sont là des limites nuancées, mais qui confirment néanmoins
l’importance du contact direct avec l’autre.
Notes
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