C’est
dans une accueillante petite maison typique de la Nouvelle
Angleterre, sur le campus de Trinity College à Hartford (Connecticut),
que s’est installé le Center for the Study of Religion in
Public Life. Ce Centre a pu voir le jour en 1996 grâce au
soutien du Leonard E. Greenberg Endowment for Judaic and Middle
Eastern Studies. Il bénéficie en outre d’appuis financiers
de Pew Charitable Trusts
and de Lilly
Endowment, deux fondations dont l’aide joue depuis plusieurs
années aux Etats-Unis un rôle considérable pour l’étude des
religions. Trinity College apporte également un soutien au
Centre.
Le
directeur du Centre depuis sa fondation est Mark Silk, un
universitaire qui a travaillé pendant neuf ans comme journaliste
à l’Atlanta
Journal-Constitution. Le Centre se préoccupe particulièrement
de contribuer à la formation et à l’information des journalistes
pour les aider à couvrir les phénomènes religieux. Il organise
chaque année un colloque spécifiquement destiné à répondre
aux besoins des professionnels de l'information. Le Centre
a notamment pour ambition d'aider à comprendre des dimensions
religieuses importantes dans le cadre de l’information générale,
et pas uniquement de l’information à vocation spécifiquement
religieuse.
Aujourd’hui,
explique Silk, la plupart des journaux américains tirant à
plus de 100 000 exemplaires ont un rédacteur chargé des affaires
religieuses, et les journaux à moindre tirage en ont souvent
un qui s’y consacre à temps partiel. Une organisation professionnelle,
la Religion Newswriters
Association, compte quelque 400 membres.
En
1998, le Centre a lancé un périodique
quadrimestriel d’une trentaine de pages, Religion in the
News. Ce périodique tire à 8 000 exemplaires. Tous
les quotidiens américains le reçoivent, de même que
les magazines et les principaux autres médias. Religion
in the News est également envoyé à 4 000 universitaires.
D’un numéro à l’autre, les articles – écrits par des collaborateurs
du Centre aussi bien que par des auteurs extérieurs – touchent
des sujets très variés, mais toujours en lien avec des thèmes
d’actualité. (JFM)