"Il
y a un plan pour un schisme, et celui-ci a été
importé de Roumanie", a déclaré
le Métropolite Cyrille, dont les propos ont été
rapportés par l'agence moldave BASA-press (19 août 2002). "Un diocèse ne peut
apparaître sur le territoire d'un autre diocèse
que si les Eglises qui contrôlent ce diocèse
ne se reconnaissent pas mutuellement."
Le
Métropolite ne voit donc aucune raison pouvant justifier
en Moldavie la création d'une Eglise parallèle
sous juridiction roumaine, à côté de l'Eglise
orthodoxe moldave liée au Patriarcat de Moscou (à
laquelle continuent d'appartenir la majorité des orthodoxes
en Moldavie).
Toujours
selon le compte rendu de BASA-press, le Métropolite
considère l'Eglise de Bessarabie comme une initiative
poursuivant avant tout des objectifs politiques. Il s'inquiète
du "très grave précédent"
qu'aurait créé la décision du gouvernement
moldave - à la suite, rappelons-le, d'un jugement de
la Cour européenne des droits de l'homme.
Le
Métrpolite Cyrille se serait également plaint
du manque de réaction du Patriarcat de Bucarest à
des demandes répétées de dialogue qu'il
lui aurait adressées. Il a ajouté ne pas désespérer
cependant de voir un "dialogue fraternel"
s'ouvrir avec l'Eglise de Roumanie pour résoudre la
question. En attendant, il demande au clergé et aux
fidèles de se tenir à l'écart de l'Eglise
de Bessarabie.